• Le Japon et l'Ukraine sont les deux seules nations à ce jour touchées par un accident nucléaire sur leur sol à Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011. Les deux nations, par le biais d'une collaboration entre l'Université de Tokyo et l'Agence spatiale ukrainienne, ont signé un accord établissant une joint-venture. Cette dernière aura pour but de lancer un petit satellite.

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    Il est destiné à l'observation depuis 600km d'altitude des régions de Fukushima et de Tchernobyl : en plus de recevoir des signaux de capteurs de radioactivité installés dans ces régions, il transmettra toutes les deux heures les images satellites qu'il recevra aux opérateurs au sol. Le satellite sera développé au Japon au sein de l'université de Tokyo, l'Ukraine sera elle chargée de la mise en place du lanceur. Il devrait être lancé en 2015.

    Source:

    http://www.afpbb.com/article/politics/2964368/11245848


  • Le 5 juillet 2013, à l'occasion du rassemblement de la Société Royale d'Astronomie britannique (Royal Astronomical Society, RAS) à Saint Andrews, en Ecosse, l'astrophysicienne Jayne Birkby a présenté les résultats d'une étude réalisée par une équipe de chercheurs de l'université de Leyde au cours de laquelle ils ont pu détecter des molécules d'eau dans l'atmosphère d'une exoplanète. Cette découverte constitue donc un pas de plus dans la direction de la découverte d'autres planètes que la nôtre pouvant abriter la vie.

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    Depuis le début des années 1990, le nombre d'exoplanètes identifiées n'a cessé de croitre et, selon la NASA, il s'élève aujourd'hui à près de 1000. Cependant, peu d'entre elles se situent dans des zones considérées comme potentiellement habitables, c'est-à-dire ni trop chaudes ni trop froides pour être susceptibles d'abriter de l'eau liquide, condition nécessaire à la présence de la vie. Or, les moyens d'observation utilisés jusqu'à présent sont encore trop limités pour permettre de vérifier la présence d'eau dans l'atmosphère d'une planète qui se trouve à plusieurs années-lumière de la Terre. L'intérêt de l'étude réalisée par l'équipe néerlandaise est de montrer qu'il est cependant possible de détecter l'empreinte laissée dans le spectre lumineux par des molécules d'eau, sans avoir recours à des télescopes spatiaux ultra-puissants.

    La méthode classique pour détecter la présence d'une exoplanète consiste à déterminer la façon dont sa gravité influe sur l'étoile autour de laquelle elle accomplit sa révolution. Les chercheurs de l'université de Leyde ont procédé de la façon inverse en étudiant l'influence gravitationnelle d'une étoile sur la planète. Pour cela, ils ont utilisé le spectrographe haute résolution (CRyogenic high-resolution InfraRed Echelle Spectrograph, CRIRES) du Très Grand Télescope (Very Large Telescope, VLT) de l'Observatoire Européen Austral (European Southern Observatory, ESO) pour détecter les traces laissées par l'eau d'une exoplanète dans son atmosphère. L'exoplanète en question, baptisée HD 189733b, est située à 63 années-lumières de la Terre et sa température dépasse les 1000°C.

    Récemment, cette technique avait déjà été utilisée pour mettre en évidence la présence de molécules de monoxyde de carbone sur cette même exoplanète. "Nous savions que cela fonctionnait pour des molécules simples sur des longueurs d'ondes plus courtes, mais pour être en mesure de traquer l'eau, nous avons dû explorer des longueurs d'ondes plus importantes, là où l'atmosphère terrestre commence vraiment à bloquer les signaux que nous recherchons. Nous n'étions pas certains que nous trouverions quoi que ce soit. Et nous avons été ravis lorsque le signal a surgi ! Cela signifie que nous pouvons encore faire bien davantage avec cette technique ", explique Jayne Birkby.

    Après l'eau, cette technique ouvre en effet désormais la voie à l'identification d'autres molécules liées à la vie comme l'oxygène et le méthane, notamment lorsque le Télescope Géant (European Extremely Large Telescope, E-ELT) de l'ESO entrera en service dans le désert d'Atacama au Chili à partir de 2020.
     
    Source:

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    Les premiers résultats de l'ALHAMBRA Survey (pour Advanced, Large, Homogenous Area Medium Band Redshift Astronomical Survey), piloté par l'Institut d'Astrophysique d'Andalousie (IAA/CSIC) viennent d'être publiés dans la revue Monthly Notice of the Royal Astronomical Society. Il s'agit d'un projet de grande envergure, auquel est associé en France l'Observatoire de Paris, visant à répertorier et caractériser un grand nombre d'objets cosmiques et de retracer ainsi l'histoire de l'univers.

    L'observation des objets les plus éloignés de notre univers renseigne les astronomes sur son histoire, puisque nous voyons les astres non tels qu'ils sont aujourd'hui mais tels qu'ils étaient au moment où ils ont émis le signal que nous recevons. La découverte des objets les plus lointains permet ainsi de reconstituer l'univers tel qu'il était à ses origines. Cependant, la profondeur de l'observation ne suffit pas à donner une perception de l'évolution d'ensemble si elle ne porte que sur une région très étroite de l'univers. Il faut également pouvoir disposer d'une observation d'un champ suffisamment large pour connaître, aux différentes distances (et donc époques), la composition du cosmos.

    Le projet ALHAMBRA a précisément été conçu pour combiner de manière optimale ces deux paramètres de profondeur et de largeur du champ observés. Il vise ainsi à reconstituer dans huit régions différentes du ciel la composition de 90% de l'histoire de l'univers, soit jusqu'à 12 milliards d'années en arrière.

    Afin d'évaluer au mieux la nature et la distance d'un maximum d'objet dans les régions observées, on analyse le spectre de la lumière émise. Le phénomène de "décalage vers le rouge" des objets lointains en mouvement permet ainsi d'en déterminer la distance. Le projet ALHAMBRA repose ainsi sur l'observation de chaque portion du ciel dans une vingtaine de longueurs d'onde du visible, auxquelles s'ajoutent trois mesures dans l'infra-rouge, grâce à des filtres spécifiques. Il a ainsi fallu 350 nuits d'observation à partir du télescope de 3,5 m de Calar Alto entre 2005 et 2012 pour réaliser toutes les mesures.

    Les premiers résultats, qui correspondent à 20% des données collectées, sont aujourd'hui mis à la disposition de la communauté scientifique et permettent de révéler les informations relatives à 100.000 galaxies ainsi que 20.000 étoiles, et font du d'ALHAMBRA le meilleur catalogue mondial pour l'étude de l'évolution de l'univers. En observant huit régions différentes du ciel, ce projet permet notamment une fiabilité statistique inédite au tableau d'évolution du cosmos qu'il présente.

    Source:

    http://alhambrasurvey.com/


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    Le 17ème festival d'astronomie de Rocbaron 2013 aura pour thème: "Mythologie et science-fiction"

    En Août 2013 du vendredi 16 au dimanche 18, vous êtes attendus nombreux au 17ème festival d´Astronomie de Rocbaron dans le Var.

    Les étoiles et l'infini sont les premières sources d'inspiration de l'homme qui cherche à travers les cieux , le secret du temps et des Dieux.

    Avec la participation de nombreuses associations astronomiques, scientifiques et culturelles.

    Programme du Festival:

    http://www.observatoire-rocbaron.com/Affiches/programme_astronomie_2013.pdf

    Lien de l'évènement:

    http://www.observatoire-rocbaron.com/festival.htm

    ps: Comme lors de l'édition 2012, Astropléïades et ODH Tv seront présents pour couvrir le festival.

    Une soirée en direct est prévue après le festival.


  • Une nouvelle News consacrée au ciel de nuit en Juillet 2013 pour les veilleurs et astronomes.

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    La Pleine Lune:      le 22 Juillet 2013     

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    La Nouvelle Lune:  le 08 Juillet 2013

    Les évènements astronomiques à observer:

    - le 04 juillet, le matin, le croissant de Lune accompagne l'amas des pléïades.

    - le 06 juillet, à l'aube, Mars est à 6° sur la gauche du fin croissant de Lune.

    - le 06 juillet de 20h à 05h du matin, Opération Suricate: ensemble surveillons le ciel.

    - le 16 juillet, conjonction entre Saturne et le quartier de Lune situé à 4°.

    - le 22 juillet, au crépuscule, Vénus est en conjonction avec l'étoile Régulus à 1°.

    - le 23 juillet, à l'aube, Mars et Jupiter sont à moins de 1°.

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    Rendez-vous dans un mois pour découvrir votre ciel d'Août 2013, bonnes observations astronomiques!

    (photographies par Gilles.T à Canet en roussillon, Millas et Perpignan (66) en Juin 2013)





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